La Face Cachée de L'Education Positive

Dernière mise à jour : 17 janv.

Derrière le monde des Bisounours, tout n'est pas rose chez madame l'ancienne maîtresse-coach parentale.


Oui, chez moi aussi : Ça crie Ça se dispute Parfois ça se tape (sur les nerfs aussi...)

Mes enfants sont... des enfants.

Avec leur émotions brutes, leur besoin d'immédiateté, leurs phases de fragilité, leur pics d'énergie...

Mes enfants me challengent régulièrement car leur personnalité à chacun résonne avec mes propres fragilités.

Ma colère retenue, mon manque d'énergie récurrent, mon désintérêt pour les choses matérielles...

Chaque jour est une nouvelle page à écrire avec ses contraintes.

Et parfois , comme vous, je n'ai pas envie.

Dans une période si intense, brutale, faite d'imprévus et d'inconnues, j'aimerais parfois, je l'avoue, me réjouir du silence, du bruit de ma créativité, ressentir le bien-être d'un rythme apaisant...



Tout simplement me confronter à mes émotions d'adulte sans que ne pèsent sur mes épaules celles de mes enfants.

Mais je ne suis pas là pour ça.

L'éducation en général et celle de mes enfants en particulier est pour moi l'une des possibilités les plus fortes de grandir, de développer mes forces, d'apprendre sur moi et surtout de consolider avec eux un lien pour la vie.

Aussi j'ai choisi de mettre mes lunettes en forme de cœurs.

Celles qui me font rire quand mon petit me regarde en coin "Oh oh maman, j'ai fait pipi sur moi..."


Je n'aime pas les conflits stériles.

Ces derniers sont comme des cicatrices qui ne s'enlèvent jamais réellement lorsqu'ils se répètent.

Mes lunettes me montrent que mes enfants sont des êtres en formation depuis que je les ai mis au monde.

Je vis ainsi au quotidien une possibilité de les aider à développer leur potentiel en passant un minimum de temps à gérer des crises.

Cette motivation dépasse mon besoin de confort, elle me réveille lorsque je pourrais m'installer dans le canapé de ma vie.


Aussi, derrière "le monde des Bisounours", derrière les réussites, les crises anticipées, l'autonomie de mes enfants, la confiance en eux...

Il y a des ratés, beaucoup de remise en question, parfois encore de la culpabilité, du bazar à ranger, du lâcher-prise, des frustrations...

Mais je les accepte car je sais que ce temps ne reviendra pas.

Je sais que cette période avec des enfants petits passera un jour et j'ai envie d'en tirer le meilleur.

Mon "monde des Bisounours", c'est la face visible de l'iceberg.